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Le marin de Gibraltar de Marguerite DURAS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"On cherche toujours plus ou moins quelque chose, dis-je, que quelque chose sorte du monde et vienne vers vous."

Alors qu'il passe ses vacances en Italie à Florence avec sa femme, le narrateur réalise qu'il n'est pas épanoui dans sa vie. Il rencontre un homme qui évoque un petit village italien à l'embouchure d'un fleuve, Rocca, et décide sur un coup de tête de se rendre là-bas. L'homme mentionne aussi une mystérieuse femme propriétaire d'un yacht, Anna, femme très belle et très riche, qui passe aussi quelques temps à Rocca. Le narrateur se rend là-bas avec sa femme et trouve le courage de la quitter et de se présenter à Anna pour arpenter les mers à ses côtés sur son yacht plutôt que de retourner à son travail routinier. Celle-ci est à la recherche de celui qu'elle nomme "le marin de Gibraltar", un homme qu'elle a aimé et qui l'a abandonné. Ensemble, ils vont rechercher avec scrupule ce marin disparu. S'ils le trouvent ce sera la fin de leur amour. Étrange contradiction. De Sète à Tanger, de Tanger à Abidjan, et d'Abidjan à Léopoldville, leur recherche se poursuit.

Le rythme est lent, pareil à la course du bateau se laissant porter par les flots, le narrateur et Anna vivant au rythme du bateau et de ses escales, et se découvrant l'un et l'autre peu à peu. Leur relation est tout aussi lancinante, oscillant sur les vagues du souvenir qui relie Anna au marin et sur celles du présent lié au narrateur qui a largué ses amarres pour elle. A l'entrecroisement de leurs quêtes respectives, ils vont se rencontrer et peut-être s'aimer...

Un très beau roman délicat par lequel il faut se laisser porter pour en saisir tout le charme.

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : L’amant ♥ ♥ ♥ ; Moderato Cantabile ♥ ♥ ♥ ♥ ; Dix heures et demie du soir en été ♥ ♥ ♥ ♥

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Dans la peau d'un noir de J.H. GRIFFIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

En 1959, John Howard Griffin, journaliste américain blanc décide de se grimer en noir afro-américain pour connaître la réalité de l'existence d'un noir dans le sud des Etats-Unis. Partant de la Nouvelle Orléans, il traverse cinq états qui ont comme particularité de pratiquer la ségrégation envers les noirs.

La première remarque qui s'impose à lui est que les deux mondes qui séparent les noirs et les blancs sont hermétiques, le noir ne pourra pas côtoyer le blanc, et les uns et les autres resteront avec leurs préjugés. Le journaliste se rend compte que le noir n’est même pas traité comme un citoyen de deuxième ordre : il essuie des refus polis quand il cherche un nouvel emploi, mais surtout il doit accepter de « s’entendre qualifier de nègre, coon, jigaboo ; pouvoir seulement utiliser les toilettes et entrer dans des restaurants déterminés. » Il subit les regards haineux, " On est perdu, écœuré par l’aveu de tant de haine, pas tellement parce que c’est une menace mais parce que cela montre les êtres humains sous un jour si inhumain. On voit une sorte de démence, quelque chose de si indécent que l’indécence en soi (plus que la menace qu’elle contient) est terrifiante. »

La promiscuité est malheureusement prégnante, lors d'un de ses séjours, il est accueilli par un couple très pauvre dans une cabane, et est attristé par le sort des enfants « de nouveau je vis leurs grands yeux naïfs, encore ignorants des portes qui leur étaient closes – celles du pays des merveilles, de la sécurité, de la facilité et de l’espoir. » p 177

Malgré tout, ce qui frappe aussi dans ses pages est la solidarité de la communauté noire, même s'ils n'ont rien, ils sont prêts à tout pour accueillir, protéger, accepter l'autre. Pour que leur situation évolue, ils sont conscients que leur sort n'est pas en leurs mains, mais dans celles des autorités  : instruction, logement, accès à de meilleurs emplois, droit de vote permettront un réel changement. "Mettez l'homme blanc dans le ghetto, supprimez-lui les avantages de l'instruction, arrangez-vous pour qu'il doive lutter péniblement pour maintenir son respect de lui-même, accordez-lui moins de loisirs, après quelque temps il assumerait les caractéristiques que vous attribuez aux Noirs. Ces caractéristiques ne sont pas issues de la couleur de la peau, mais de la condition humaine"

Certes, certains ont pu lui reprocher de s'approprier la parole des noirs, mais finalement, ce témoignage a le mérite d'exister et tout ce qui peut contribuer à lutter contre le racisme et l'intolérance reste bénéfique !

Présentation de l'éditeur : Folio

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Ramata de Abasse NDIONE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Il ne faut pas grand-chose pour toucher à l’extraordinaire. Parce que ses pas l’on mené au petit matin non loin de Dakar dans un village de pêcheurs, un homme croise le destin de Ramata, femme d’entre les femmes, déesse vivante, merveille de la vie. Cela commence par des gyrophares dans les dunes. L’air est doux, la patronne d’un bar pleure doucement. On vient de trouver dans sa cour qui donne sur la plage le corps étonnamment digne d’une vieille clocharde. Tout en elle est mystère, jusqu’à la lourde chaîne en or qu’elle porte autour du cou. L’ambulance partie, l’homme s’installe, paie une bouteille de vin, demande le nom de la morte. Phrase après phrase, il découvre, fasciné, la tragédie d’une vie mêlée à l’histoire plus ancienne du Sénégal…

Ce que j'ai aimé :

Ce roman est doté d'un souffle romanesque, d'un envol, comme si on écoutait un griot au coin du feu, un conteur exceptionnel qui suit ses personnages un à un, ses mots donnant vie à celui ou celle qu'il peint et ce dernier s'anime soudain devant nous, nous qui n'avons de cesse de découvrir ce qu'il va devenir. Cet art du conteur est indéniable.

« Au cours de sa longue narration, pêle-mêle, tour à tour, j’ai été ému jusqu’aux larmes, j’ai été content, j’ai souri, j’ai frémi, je me suis exclamé “Ndeyssane !” pour exprimer ma pitié, j’ai énormément appris, j’ai bandé, j’ai été attendri, j’ai songé à Dieu, à son prophète Mamadou, paix et salut sur lui, j’ai été circonspect, j’ai applaudi des deux mains, je me suis posé des questions, j’ai tremblé, j’ai eu la nausée, j’ai ri aux éclats, j’ai eu le cœur serré, j’ai dit bravo, je me suis égayé, j’ai été attristé, je me suis révolté (…) Bref, pas un seul instant je n’ai eu à m’ennuyer. »

Le conteur s'attache aux actes qui pèsent dans nos vies, à la corruption inhérente aux puissants, mais aussi au thème de l'excision réduisant les femmes à ne connaitre qu'un plaisir fugace.

Ce roman est profondément riche, et sa lecture rappelle combien l'art du récit puise sa source dans une littérature orale millénaire.

Présentation de l'éditeur : Folio

Publié dans Littérature Afrique

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Rencontre Gallmeister

Publié le par Hélène

Hier soir, grâce à Anthony et Nathalie, nous étions invités dans les locaux de Gallmeister à rencontrer Oliver et son équipe - et Ernest (le bison) (ou plutôt la bisonne).

Ce fut un réel plaisir de se retrouver entre passionnés - initiés même - entre ceux qui savent qui est Piergiorgio et qui lui vouent un culte sans précédent, ceux qui se demandent si le père de Betty était un bon père, celle qui me raconte Lonesome dove avec passion, celui qui s'apitoie sur le sort de Jake dans ce même Lonesome dove, celle qui n'a pas le droit d'acheter de nouveaux livres tant qu'elle n'a pas fini sa PAL infinie mais qui craque deux minutes plus tard quand on lui présente une nouvelle version de Autant en emporte le vent,  celle qui me chante les louanges de livres que je n'aurais jamais imaginé lire tels que Spartacus (sortie prévue le 22 août), Rambo ou Forrest Gump et qui, pourtant, contre toute attente, réussit à me convaincre, celle qui se plaint de l'absence de librairie dans sa commune, et tous ceux qui aimeraient avoir des journées doubles pour lire, encore et encore.

Côté news, nous avons appris la sortie le 7 mars de la suite des romans de Keith MCCAFFERTY (Buffalo blues), en même temps que sort en poche Le chant des innocents de Piergiorgio, sort aussi en grand format La septième lune, et une nouvelle série de cet auteur est annoncée pour le 3 octobre avec un libraire amoureux des chats, Ayana Mathis sort un roman le 22 août qui s'annonce extraordinaire (dixit Oliver qui l'a lu), Maren Uthaug à l'univers si particulier sort une dystopie aussi le 22 août dans laquelle la population n'est constituée que de 11% d'hommes, le juste pourcentage pour que l'humanité ne s'éteigne pas, mais guère plus ;  les éditions continuent à éditer les oeuvres magnifiques de Mario Rigoni Stern dont L'année de la victoire prévu aussi le 22 août. Même Les dents de la mer seront rééditées le 7 novembre, un livre parfait pour les lectures estivales des belles mères (dixit Benjamin).

Si Oliver a souligné que le catalogue de Gallmeister était globalement sombre, il a tenu à préciser que toujours une touche de lumière apparaissait dans les ténèbres et éclairait les romans d'une aura hors du commun. Selon lui, seul Les Hauts de Hurlevent échappe à cette règle.

En ce qui concerne les très belles éditions Litéra, Oliver conseille Les Aventures de Tom Sawyer, le roman qui a inventé le narrateur enfant, et il aimerait à plus ou moins long terme inclure Ernest Hemingway.

Je suis revenue avec L'illusion du mal qui vient de remporter le Prix du meilleur roman étranger 2023 - Trophée 813, Le radeau des étoiles qui raconte l'histoire de deux enfants embarqués sur un radeau sur une rivière infernaleet en avant première Les princes de l'étang aux finnois de Lars Elling pour une sortie le 2 mai.

Merci encore aux organisateurs  et aux éditions Gallmeister !

 

Publié dans Divers

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Là où sont les oiseaux de Maren UTHAUG

Publié le par Hélène

♥ ♥

Vivant au large de la Norvège, dans un port coupé du monde, les perspectives ne sont pas lumineuses pour Johan. Amoureux de la belle Hannah, ils décident donc de fuir en Amérique. Mais la vie joue quelquefois des tours et Johan se retrouve finalement gardien du phare de Kjeungskjær, marié à la fille du pasteur et père de deux enfants, Darling et Valdemar. Les désirs enfouis et inassouvis rôdent en l'être humain et le poids du passé risque d'avoir des conséquences irrémédiables... Le personnage de Gudrun est profondément lumineux dans ces ténèbres, femme émancipée elle aide les protagonistes par sa seule présence et apporte un semblant d'équilibre dans ce monde déliquescent.

Sur le rabat de la couverture, le lecteur est averti, cette saga familiale aborde "le tabou ultime comme thème central". Libre au lecteur de s'arrêter alors, ou de se lancer dans cette histoire. Avant de commencer, j'ai donc été consulter les avis sur Babelio et tous parlaient effectivement de cet aspect glauque mais aussi de lumière. C'est toute la subtilité de ce roman d'aborder des thèmes ô combien difficiles liés à la condition de la femme opprimée et oppressée par l'homme, avec une écriture lumineuse, tellement prenante que j'ai terminé cette lecture en deux jours, happée par les voix de Johan, Darling et Marie. Construit comme un puzzle, terriblement addictif, le roman emporte irrémédiablement dans ses pages pour mieux comprendre comment les pièces s'imbriquent et quel est le motif final.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Thème de ce mois : En famille

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La joie des hirondelles de Gibraïl VLAHOVIC

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"L'inclination frissonnante des peupliers, dans le jour crispé de juin, transporte avec les ombres le bruit d'un lointain torrent?

Elle court encore dans mon coeur comme elle descend de sa forêt éthérée, la rivière de mon enfance. "

Gibraïl VLAHOVIC est un poète français qui a grandi en Allemagne, près de la forêt Noire. De cette double origine, il s'inspire pour livrer des vers sertis dans le voyage entre les civilisations et les diverses possibilités de l'humain. Il livre ses rêves d'enfant et tourne ses vers dans un mouvement étourdissant lié aux rondes de l'enfance.

Une certaine lumière se dégage de ces poèmes, le poète contemple le monde et se plait à en tirer la quintessence en gommant finalement pour un temps ce qui pourrait alourdir ou embrumer sa vision. Il nous envoute, tel une Shéhérazade moderne :

"Etre une cruche nue écrue et croire en l'eau

Captive éphémère coffrée dans l'émail

Livides goémons, des lambeaux de tramail

Ligature d'un cœur, union de l'e dans l'o"  ("La mer à L'Estaque)

Ce que j'ai moins aimé :

On en parle de la couverture ?

Sur le rabat de la couverture, il est noté aussi que l'auteur s'inspire de l'onirisme de "Shaeskpeare"....

Bilan :

Un recueil prometteur...

Présentation de l'éditeur : L'échappée belle édition

Publié dans Poésie française

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Cabale et amour de Friedrich von SCHILLER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

« Vivez votre siècle, mais ne soyez pas sa créature. »

Le major Ferdinand de Walter, noble, est amoureux de Louise Miller, une fille d'un musicien, et entre eux s'épanouit un amour pur et désintéressé, de ceux qui suivent le droit du cœur. Mais le père du major en a décidé autrement, il a une autre fiancée en vue et décide de briser les aspirations passionnées de son fils. Mais ici comme ailleurs, contrarier une passion aussi limpide ne peut que finir de façon tragique !

Schiller a 25 ans quand il écrit la pièce qui incarne la volonté de la jeunesse de se libérer des carcans d'une société oppressante. La pièce est prise entre deux feux : d’une part un pamphlet révolutionnaire et, d’autre part, un mélodrame flamboyant. Tous s'aveuglent, le cynisme règne et gangrène toutes les strates de la société, se propageant à la sphère intime et détruisant même les plus pures aspirations. Ferdinand et Louise deviennent alors sublimes, confrontés à l'injustice, ils se transcendent pour s'extraire de cette miasme désenchantée.

En 1848, Giuseppe Verdi l'adapta en opéra sous le titre Luisa Miller, sur un livret de Salvatore Cammarano.

Présentation de l'éditeur : Arche éditeur

Publié dans Théâtre

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La fortune sourit aux disparus de Stephen SPOTSWOOD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

A New York en 1946, la jeune Willowjean Parker sauve la vie de Lillian Pentecost, la détective privée la plus renommée de Manhattan. Lillian lui propose alors de devenir son alliée, voyant son avenir en cette jeune femme atypique ayant travaillé plusieurs années dans un cirque et sachant manier les couteaux avec dextérité. Will accepte et rapidement on leur confie leur première enquête en duo : il s'agit de découvrir qui aurait tué une jeune veuve de la haute société retrouvée morte chez elle tuée par une boule de cristal après une séance de spiritisme avec une voyante.

Ce "cosy crime" est frais, bien mené, avec des personnages atypiques comme Lilian atteinte de sclérose en plaques et Will jeune femme préférant les femmes. Cette équipe attachante nous entraine dans son enquête pour notre plus grand plaisir !

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

Publié dans Roman policier Europe

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Et la vague les emporta... de Molly KEANE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Au début du 20ème siècle, à Garonlea en Irlande, Lady Charlotte règne d'une main de fer sur sa famille, son mari, ses quatre filles et son fils Desmond. Tous vivent dans son ombre, et leur destin tient entre ses mains. Mais quand Desmond épouse la jeune et belle Cynthia, Lady Charlotte rencontre une rivale prête à tout pour faire de sa demeure la plus accueillante de la région, à grand renfort de parties de chasse et de garden-parties. La plus jeune fille de Lady Charlotte Diana se place sous la coupe de Cynthia, trop heureuse d'échapper à l'emprise de sa mère.

Le roman s'étire sur plusieurs années et brosse le portrait sans concession de l'aristocratie anglo-irlandaise dans les années 20. Les portraits sont acides, clairvoyants, portés par des détails signifiants. Chacun reste perclus dans sa solitude, guetté par la déconvenue et la vieillesse qui s'installe insidieusement. Restent les moments d'insouciance, les parties de chasse pour Cynthia, sa passion pour les jardins pour Diana, le lien fort qui les unit pour les deux enfants de Cynthia. Les lieux ont aussi leur importance, Garonlea semble marquée par la morosité, la noirceur de l'âme de Lady Charlotte et il faudra que Cynthia use de toutes ses ressources pour chasser cette mélancolie prégnante pour moderniser ce lieu lourd de tradition.

Une étude de mœurs remarquable par sa finesse !

Présentation de l'éditeur : Editions de la table ronde

Du même auteur : Fragiles serments  ♥ ♥ ♥ ; Chasse au trésor ♥ ♥ ♥ ; Un beau mariage ♥ ♥ 

Publié dans Littérature Europe

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Bivouac de Gabrielle FILTEAU-CHIBA

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Face à la destruction de son habitat, le peuple a un devoir d'opposition."

Bivouac est le troisième volet du triptyque constitué de Encabanée et Sauvagines. Dans le premier tome Anouk décide d'aller vivre en ermite dans la forêt, dans le deuxième tome elle rencontre Raphaëlle garde chasse et elles ont passé l'hiver en Gaspésie dans leur cabane, à l'écart de tout. A l'approche du printemps, Raphaëlle souhaite rejoindre la communauté de la Ferme Orléane pour explorer la possibilité d'une agriculture et d'un vivre-ensemble révolutionnaires... Anouk l'accompagne mais la vie en collectivité pèse rapidement et la jeune femme décide de regagner sa cabane au Kamouraska. Elle recroise Riopelle / Robin, militant écologique qui prépare une nouvelle mission pour empêcher un projet d'oléoduc qui doit traverser les terres du Bas Saint Laurent et menace de raser une forêt, véritable bijou de biodiversité.
"J'pense que tous les êtres sensibles ressentent la souffrance de la Terre. C'est la maladie de notre génération, l'éco-anxiété. Et j'espère qu'elle est contagieuse, cette peur, cette angoisse-là, parce qu'il faut agir. Pis ça presse."
Raphaëlle et ses alliées de la Ferme rejoindront rapidement Anouk et Robin pour lutter à leurs côtés contre ceux qui veulent ne voir dans les forêts que des ressources à exploiter, sans comprendre qu'ils détruisent tout un écosystème, mais cette lutte se fera à leurs risques et périls...
Ce que j'ai aimé

J'ai apprécié de découvrir le fonctionnement de ces organisations écologiques portées par des militants prêts à tout pour défendre la nature et ses ressources.

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé que trop de romances et de réflexions autour du polyamour étouffaient le texte. J'ai nettement préféré les deux premiers tomes à celui-ci !

Bilan :

Une déception !

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Encabanée ♥ ♥ ♥ ♥ ; Sauvagines ♥ ♥ ♥ ♥

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